Quelles sont les causes principales de la rétention d'eau ?
Ecrit le 23/07/2025 par Pauline de Santarome
Jambes lourdes, ventre gonflé, silhouette bouffie... La rétention d'eau peut être particulièrement gênante, et ses causes sont multiples : déséquilibre hormonal, mauvaise circulation sanguine, alimentation inadaptée…
En complément d’une hygiène alimentaire et d’une activité physique régulière, des compléments alimentaires peuvent vous aider à retrouver un confort au quotidien, tout en affinant votre silhouette.
Qu’est-ce que la rétention d’eau ?
La rétention d’eau, aussi appelée œdème, est une accumulation excessive de liquide dans les tissus de l’organisme. Elle se manifeste par un gonflement visible, le plus souvent au niveau des jambes, des chevilles, des pieds, des paupières ou de l’abdomen.
Le phénomène apparaît lorsque l’équilibre des fluides corporels est rompu : le corps retient alors plus d’eau qu’il n’en élimine. Cet équilibre dépend de plusieurs facteurs, comme la pression dans les vaisseaux sanguins, la concentration en sodium, le bon fonctionnement des reins et le retour veineux et lymphatique. Dès que l’un de ces mécanismes se dérègle, l’eau quitte la circulation et stagne dans les tissus.
En résumé : la rétention d’eau n’est pas une maladie en soi, mais un signe que la régulation des liquides dans le corps est perturbée. Ses origines sont variées, comme le détaille la suite de cet article.
Quelles sont les causes de la rétention d’eau ?
Les causes de la rétention d’eau sont nombreuses et diffèrent d’une personne à l’autre. Pour y voir clair, on peut les regrouper en grandes familles : les déséquilibres hormonaux, les troubles de la circulation, l’alimentation, ainsi que les médicaments et le mode de vie.
Déséquilibres hormonaux et grossesse
Les hormones sexuelles influencent directement la façon dont le corps retient l’eau et le sodium. Lorsque leur taux fluctue, l’organisme a tendance à stocker davantage de liquide.
Pendant le cycle menstruel, la variation des œstrogènes et de la progestérone dans les jours précédant les règles favorise une rétention passagère. Cela explique la sensation de ventre gonflé et de poitrine tendue en fin de cycle. La grossesse combine plusieurs facteurs : bouleversement hormonal, augmentation du volume sanguin et compression des veines du bassin par l’utérus. Les jambes et les chevilles gonflent alors fréquemment, surtout au troisième trimestre. À la ménopause, la chute des œstrogènes perturbe de nouveau l’équilibre hydrique et peut entretenir des gonflements. Concrètement, beaucoup de femmes remarquent que leurs bagues serrent ou que leurs chevilles marquent davantage à l’approche des règles, pendant la grossesse ou au moment de la ménopause.
Circulation, insuffisance veineuse et pathologies cardiovasculaires
Une bonne circulation est indispensable pour ramener le sang et les liquides vers le cœur. Quand ce retour se fait mal, l’eau stagne dans les tissus.
En cas d’insuffisance veineuse, les valvules des veines des jambes ne se referment plus correctement. Le sang reflue vers le bas, la pression augmente dans les capillaires, et l’eau passe dans les tissus environnants. C’est le mécanisme classique des jambes lourdes et des chevilles gonflées en fin de journée, souvent associé à l’apparition de varices. L’insuffisance cardiaque relève d’un mécanisme voisin mais plus global : lorsque le cœur pompe moins efficacement, le sang stagne en amont et la pression augmente dans les veines. Le liquide s’accumule alors dans les jambes, voire dans les poumons. Un œdème qui touche les deux chevilles et laisse une marque durable quand on appuie avec le doigt doit conduire à consulter.
Alimentation, excès de sel et carences
Ce que l’on met dans son assiette pèse directement sur l’équilibre hydrique. Le premier facteur est le sel, ou sodium. Le sodium attire et retient l’eau : plus la consommation de sel est élevée, plus le corps conserve de liquide pour maintenir une concentration stable dans le sang. Une alimentation riche en plats industriels, charcuterie, fromages ou snacks salés favorise donc la rétention d’eau. La sensation de gonflement et de soif au lendemain d’un repas très salé illustre bien ce phénomène.
À l’inverse, une carence en protéines peut aussi provoquer des œdèmes. Les protéines du sang, en particulier l’albumine, retiennent l’eau à l’intérieur des vaisseaux. Quand leur taux baisse, cette force de rétention diminue et l’eau s’échappe vers les tissus. Enfin, l’alcool déséquilibre l’hydratation de l’organisme et peut favoriser un gonflement passager, souvent visible au niveau du visage le lendemain d’une consommation importante.
Médicaments, sédentarité et immobilité prolongée
Certains traitements et certaines habitudes de vie augmentent le risque de rétention d’eau. Plusieurs médicaments peuvent l’avoir comme effet secondaire : les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticoïdes, ainsi que certains traitements contre le diabète ou l’hypertension. Ils agissent notamment en modifiant la façon dont les reins gèrent le sodium et l’eau.
La sédentarité favorise elle aussi la stagnation des liquides. La marche et le mouvement des mollets jouent un rôle de pompe qui aide le sang et la lymphe à remonter. Sans cette activation, le retour se fait mal et l’eau s’accumule dans le bas du corps. L’immobilité prolongée en est une version aiguë : rester assis plusieurs heures lors d’un long trajet en avion ou en voiture provoque souvent un gonflement des pieds et des chevilles, faute de contraction musculaire pour relancer la circulation.
Le rôle de la chaleur
La chaleur est un facteur aggravant bien connu, surtout en été. Sous son effet, les vaisseaux sanguins se dilatent. Cette vasodilatation facilite le passage de l’eau vers les tissus et ralentit le retour veineux, ce qui explique que les jambes gonflent plus facilement lors des fortes chaleurs. C’est un déclencheur fréquent, mais rarement isolé : il s’ajoute le plus souvent à une fragilité veineuse ou hormonale préexistante.
Quand la rétention d’eau cache un problème de santé
Dans certains cas, la rétention d’eau est le symptôme d’un problème de santé sous-jacent : maladie rénale, cardiaque ou hépatique. Ces situations demandent une prise en charge médicale.
Quand faut-il consulter ? Il est important de consulter un professionnel de santé si la rétention d’eau est persistante, sévère, ne touche qu’un seul côté du corps, ou s’accompagne d’autres symptômes comme une fatigue inhabituelle, une douleur ou un essoufflement.
Les principaux symptômes de la rétention d’eau
Il existe plusieurs symptômes de la rétention d’eau :
Ballonnements : un des signes les plus courants de la rétention d'eau est une sensation de ballonnements, surtout au niveau du ventre, des jambes et des chevilles. Cette sensation peut être accentuée en fin de journée ou après avoir été assis pendant longtemps.
Sensation de jambes lourdes : la rétention d'eau peut également provoquer une sensation de jambes lourdes, voire une difficulté à marcher. Cette sensation est due à la pression exercée par l'accumulation de liquide sur les vaisseaux sanguins et les nerfs. Découvrez notre article Jambes lourdes : les remèdes naturels pour dégonfler.
Fatigue : la rétention d'eau peut également entraîner une fatigue générale et un manque d'énergie. Cela est dû au fait que le corps doit travailler plus dur pour éliminer l'excès de liquide.
Prise de poids rapide : une prise de poids rapide et inexpliquée peut aussi être un signe de rétention d'eau. La rétention d'eau peut en effet faire augmenter le poids de 1 à 3 kg en 24 heures.
- Décoloration de la peau : dans certains cas, la rétention d'eau peut entraîner une décoloration de la peau, qui devient plus pâle ou prend une teinte jaunâtre. Cela est dû à la compression des vaisseaux sanguins par l'accumulation de liquide.
Quelles solutions naturelles pour lutter contre la rétention d'eau ?
Heureusement, plusieurs solutions naturelles peuvent vous aider à lutter efficacement contre la rétention d’eau et à retrouver une sensation de légèreté :
Pratiquer une activité physique régulière : l'activité physique stimule la circulation sanguine et lymphatique, et favorise l'élimination des toxines et de l'excès de liquide dans les tissus. Privilégiez les exercices d'endurance douce comme la marche, le vélo ou la natation, au moins 30 minutes par jour.
Avoir une alimentation équilibrée et pauvre en sel : une alimentation riche en fruits, légumes et fibres favorise le drainage lymphatique et l'élimination des toxines. En revanche, limitez votre consommation de sel, qui a tendance à retenir l'eau dans l'organisme. Privilégiez les aliments frais et peu transformés, et remplacez le sel par des herbes et épices pour parfumer vos plats. Découvrez notre article complet sur l'alimentation et la rétention d'eau.
Prendre des compléments alimentaires : certains compléments alimentaires peuvent aider à drainer l'organisme et à lutter contre la rétention d'eau. C'est le cas notamment des compléments à base de plantes diurétiques. Découvrez chez Santarome, notre complément alimentaire Rétention d’Eau Bio , une formule naturelle enrichie de 6 plantes et 3 bourgeons bio sélectionnés pour leur pouvoir diurétique. Découvrez tous les compléments alimentaires pour une meilleure circulation sanguine avec Santarome.
Éviter les vêtements serrés et la chaleur excessive : privilégiez des vêtements amples et confortables, surtout au niveau des jambes. Évitez aussi les sources de chaleur excessive comme les bains chauds ou les saunas, qui peuvent dilater les vaisseaux sanguins et favoriser la rétention d'eau.
S’hydrater suffisamment : cela peut paraître paradoxal, mais bien s'hydrater est essentiel pour lutter contre la rétention d'eau. Lorsque vous êtes déshydraté, votre corps a tendance à retenir l'eau pour compenser. Buvez au moins 1,5 litre d'eau par jour, en privilégiant l'eau plate ou les tisanes drainantes.
Dites adieu aux sensations de jambes lourdes et à la sensation de ventre gonflé ! Retrouvez un bien-être optimal grâce aux conseils de Santarome !
Sources :
Revue de Delphine Waquier, ergonome spécialisée en Santé du travail (Avril 2017)
Revue du Dr Megan Soliman, médecin certifiée par l'ABMS (Février 2024)
Revue de Meera Patel, assistante médicale certifiée (Mai 2024)
Article de la clinique de Cleveland