10 plantes en cas de règles douloureuses
Written on November 14, 2025, by Pauline de Santarome
Maux de ventre et de dos, fatigue, humeur en dents de scie : les jours de règles sont inconfortables pour beaucoup de femmes. Plusieurs plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner cette période : la sauge et le framboisier sur la sphère féminine, la camomille et l’achillée millefeuille pour le confort abdominal, la mélisse et la valériane pour la détente.
Elles se consomment en tisane, en gélules ou en macérat de bourgeons, et s’associent volontiers aux gestes simples qui soulagent : chaleur sur le ventre, activité douce, alimentation légère. Voici comment choisir selon ce que vous cherchez, et comment les utiliser concrètement.
What causes painful periods?
Pendant les règles, la muqueuse utérine produit des prostaglandines, des substances qui déclenchent les contractions permettant l’évacuation. Lorsqu’elles sont produites en grande quantité, ces contractions sont plus intenses, et c’est ce qui explique les douleurs ressenties dans le bas-ventre et parfois dans le dos.
Plusieurs gestes simples aident à traverser ces journées plus sereinement.
- La chaleur reste le réflexe le plus efficace et le plus immédiat : une bouillotte posée sur le ventre ou le bas du dos, un bain chaud, une douche prolongée.
- Un massage circulaire du ventre, à plat, avec une huile végétale tiédie entre les mains, agit dans le même sens.
Côté alimentation, privilégiez les repas légers et fractionnés dans les jours qui précèdent, et buvez suffisamment : la déshydratation accentue la sensation de fatigue. Enfin, une activité douce et régulière à l’approche des règles : yoga, pilates, marche, vélo tranquille fait souvent plus de bien que le repos complet, même quand l’envie de bouger n’y est pas.
Quand faut-il consulter ?
Ces gestes accompagnent le quotidien, ils ne remplacent pas un avis médical.
Si les douleurs vous empêchent d’aller travailler ou en cours, si elles s’intensifient au fil des cycles, si elles s’accompagnent de saignements très abondants ou persistent en dehors des règles, parlez-en à un gynécologue ou à votre médecin traitant.
Des douleurs qui handicapent le quotidien ne sont pas une fatalité à supporter : plusieurs situations médicales se manifestent ainsi, et elles se prennent en charge. Un avis professionnel permet d’en identifier la cause et d’adapter ce qui doit l’être.
Les 10 plantes à connaître
Certaines agissent sur la sphère féminine, d’autres sur le confort abdominal, d’autres encore sur la détente. Voici les dix plus utilisées, regroupées par usage, avec pour chacune la forme et le mode d’emploi qui conviennent.
Evening primrose oil
L’onagre, que l’on surnomme la belle de nuit parce que ses fleurs jaunes s’ouvrent au crépuscule, est une plante dont on utilise les graines. Pressées à froid, elles donnent une huile riche en acide gamma-linolénique, un acide gras oméga 6 que l’organisme fabrique peu, et en vitamine E.
C’est l’une des huiles les plus associées à la sphère féminine, et elle s’utilise en cure de fond plutôt qu’au coup par coup. Concrètement, elle se prend par voie orale, sous forme de capsules, pendant plusieurs semaines consécutives : c’est la régularité qui compte, et il faut compter deux à trois cycles avant de juger de son intérêt. Une prise isolée le jour où l’inconfort se manifeste n’a pas le même sens.
Au moment de choisir, regardez le procédé d’extraction : une huile de première pression à froid préserve mieux les acides gras que les procédés à chaud. Conservez le flacon ou les capsules à l’abri de la lumière, idéalement au réfrigérateur une fois ouverts, car cette huile s’oxyde vite. En cas de traitement anticoagulant, de grossesse ou d’allaitement, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de commencer.
Raspberry leaves
Le framboisier est probablement la plante la plus liée à la sphère féminine dans la tradition européenne, au point qu’on l’appelle l’herbe des femmes. En gemmothérapie, son bourgeon porte le surnom de bourgeon de la femme, et il fait partie des bases de la discipline.
Deux formes coexistent, et elles ne s’utilisent pas de la même façon. Les feuilles séchées se préparent en infusion, à raison d’une cuillère à soupe pour une tasse d’eau frémissante, en laissant infuser dix minutes à couvert. Le macérat de bourgeons, lui, est bien plus concentré : quelques gouttes diluées dans un verre d’eau, le matin, sur une cure de trois semaines renouvelable. C’est cette seconde forme que l’on retient pour un accompagnement de fond, sur la durée.
Sage
Le nom de la sauge vient du latin salvare, et la plante a traversé les siècles avec une réputation qui ne s’est jamais démentie. Ce qui la distingue ici, ce sont ses composés dits phyto-œstrogènes : des molécules végétales dont la structure se rapproche de celle des œstrogènes. C’est ce qui explique sa place ancienne dans les usages liés au cycle féminin.
En infusion, comptez une cuillère à café de feuilles séchées pour une tasse, cinq minutes à couvert, deux tasses par jour au maximum. Son goût est franc, camphré, et ne plaît pas à tout le monde : une rondelle de citron ou une pointe de miel l’adoucit nettement. On la trouve aussi en gélules et en extraits, pour celles qui ne veulent pas de la tisane.
La sauge est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’en cas d’antécédent hormono-dépendant. Elle se consomme par ailleurs sur des périodes courtes plutôt qu’en continu toute l’année. Si vous suivez un traitement, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
L’achillée millefeuille
L’achillée millefeuille doit son nom à Achille, qui l’aurait utilisée sur les champs de bataille. C’est une plante des chemins et des prairies, que l’on croise partout en France sans toujours la reconnaître.
Ce sont ses sommités fleuries que l’on utilise, en infusion : une cuillère à soupe pour une tasse, dix minutes à couvert. Son goût est franchement amer, ce qui surprend à la première tasse. L’astuce classique consiste à l’associer à la mélisse ou à la camomille, qui arrondissent l’ensemble sans masquer son caractère. Elle se boit dans les jours qui précèdent les règles et pendant, au moment où l’on en ressent le besoin.
Une précaution à connaître : l’achillée appartient à la famille des astéracées, comme l’ambroisie, l’armoise ou la camomille. Si vous êtes allergique à l’une de ces plantes, la prudence s’impose, et mieux vaut commencer par une tasse pour observer la réaction.
Fennel
Le fenouil est de ces plantes que l’on connaît surtout par son bulbe, en cuisine, alors que ce sont ses graines qui intéressent ici. Petites, allongées, d’un vert pâle, elles concentrent les composés aromatiques qui font tout son intérêt sur le confort digestif.
Or ballonnements et sensation de ventre gonflé accompagnent fréquemment les jours de règles, et c’est précisément là que le fenouil trouve sa place. Comptez une cuillère à café de graines pour une tasse, en infusion dix minutes à couvert. Le geste qui change tout : écrasez-les légèrement au mortier, ou même au dos d’une cuillère, juste avant de les infuser. Les composés aromatiques se libèrent bien mieux, et le goût s’en ressent immédiatement.
Son goût anisé, doux et rond, en fait l’une des tisanes les plus faciles à adopter, y compris pour celles qui n’aiment pas les infusions. Elle se boit volontiers après le repas, chaude ou tiède, et s’associe bien à la mélisse.
La grande camomille
Attention à ne pas la confondre : la grande camomille n’est ni la camomille matricaire, celle des tisanes du soir, ni la camomille romaine. C’est une plante distincte, dont on utilise les feuilles et non les fleurs, et dont les usages traditionnels ne se recoupent que partiellement avec ceux de ses cousines.
Riche en flavonoïdes, elle est utilisée depuis l’Antiquité dans la sphère féminine, et sa réputation ne s’est jamais démentie depuis.
Cinnamon
Toutes les cannelles ne se valent pas, et la distinction mérite d’être connue. La cannelle de Ceylan, plus claire, plus fine, aux couches de bâton enroulées les unes dans les autres, se différencie de la cannelle de Chine, dite cassia, plus épaisse et plus courante en grande surface. Pour un usage régulier en infusion, c’est la cannelle de Ceylan qu’il vaut mieux privilégier : elle contient nettement moins de coumarine.
Elle apporte du manganèse, du fer et du calcium, et surtout ce parfum chaleureux qui transforme une tisane en moment réconfortant. Un demi-bâton dans une tasse d’eau frémissante, dix minutes d’infusion, et l’affaire est faite. Elle s’associe remarquablement bien au gingembre, à une lamelle d’orange séchée ou à une pointe de miel.
C’est aussi l’une des plantes les plus faciles à intégrer sans rien changer à ses habitudes : une pincée de cannelle en poudre dans un porridge, un yaourt ou une compote fait tout aussi bien l’affaire qu’une infusion, pour celles qui ne sont pas tisanes.
Lemon balm
Traditionnellement utilisée pour favoriser la détente et le confort digestif, elle cumule deux qualités utiles dans les jours difficiles du cycle. En infusion, comptez une cuillère à soupe de feuilles séchées pour une tasse, et surtout : infusez à couvert, cinq minutes, pas davantage. Ses composés aromatiques sont volatils et s’échappent avec la vapeur si vous laissez la tasse ouverte. Couvrir, c’est tout l’intérêt de la tisane.
La mélisse se marie particulièrement bien avec l’achillée, dont elle adoucit l’amertume, et avec le fenouil. C’est par ailleurs l’une des plantes les plus faciles à cultiver : un pot sur un rebord de fenêtre suffit, et vous aurez des feuilles fraîches presque toute l’année.
Valerian
La valériane est traditionnellement utilisée pour favoriser la détente et accompagner l’endormissement, ce qui la rend intéressante les nuits où l’inconfort empêche de trouver le sommeil. Vu son odeur, la plupart des personnes la préfèrent en gélules ou en extrait plutôt qu’en infusion. Si vous tentez la tisane malgré tout, comptez une cuillère à café de racine pour une tasse, en laissant infuser dix minutes.
Réservez-la au soir plutôt qu’à la journée : elle peut entraîner une somnolence, et il vaut mieux éviter de conduire dans les heures qui suivent. Si vous prenez déjà un traitement à visée sédative, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de l’ajouter.
La fleur d’oranger
La fleur d’oranger vient du bigaradier, l’oranger amer, dont on récolte les fleurs blanches au printemps. C’est de là que proviennent aussi bien l’eau de fleur d’oranger de nos cuisines que l’huile essentielle de néroli, l’une des plus précieuses en parfumerie.
En infusion, les fleurs séchées donnent une tisane douce, légèrement sucrée, traditionnellement associée à la détente et au moment du coucher. Comptez une cuillère à soupe pour une tasse, cinq minutes à couvert. C’est probablement la plus agréable des tisanes de cette liste, et celle qui convient le mieux à celles qui n’aiment pas les goûts amers ou herbacés.
Le raccourci le plus simple reste l’eau de fleur d’oranger, que beaucoup ont déjà dans leur placard : une cuillère à café dans un verre de lait chaud ou une infusion neutre, le soir, et vous obtenez la même douceur sans rien acheter de nouveau. C’est le petit rituel de fin de journée que l’on met en place sans y penser, et qui finit par compter.
Quelle plante choisir selon ce que vous cherchez ?
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Vous cherchez
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Plantes
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Forme d’usage
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Un accompagnement de fond du cycle
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Onagre, framboisier
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Capsules ou macérat de bourgeons, en cure
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La sphère féminine au sens large
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Sage
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Infusion ou complément, hors contre-indications
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Le confort abdominal
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Achillée millefeuille, fenouil, grande camomille
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Infusion ou comprimés, au moment de l’inconfort
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Une tisane réconfortante
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Cinnamon
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Infusion, seule ou associée
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La détente et le sommeil
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Mélisse, valériane, fleur d’oranger
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Infusion le soir, ou en gélules
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Quels compléments alimentaires pour des règles douloureuses ?
- Le Macérat de Bourgeons - Framboisier Bio de Santarome concentre les principes actifs du bourgeon frais, cueilli à la main en France.
Traditionnellement surnommé le bourgeon de la femme, le framboisier est l’une des bases de la gemmothérapie et l’un des macérats les plus associés au confort féminin.
- Il se prend en cure sur plusieurs semaines, à raison de quelques gouttes quotidiennes diluées dans un verre d’eau, et s’inscrit dans une routine de fond plutôt que dans une prise ponctuelle. C’est la régularité sur deux à trois cycles qui permet d’en juger.
Pour accompagner les jours qui précèdent les règles, notre Macérat de Bourgeons Confort Prémenstruel Bio associe plusieurs bourgeons dans une même formule.
★★★★★ - Sophie
Framboisier Bio
"Soulagée, enfin !
Après des mois de recherche sur Internet, je suis tombée par hasard sur l’article de Santarome lié au syndrôme prémenstruel. Désespérée, je décide d’essayer car je souffre depuis plus de 6 mois de menstruations hyper abondantes avec une fatigue qui me laisse clouée au lit. Dès le premier mois, mes menstruations furent moins abondantes et surtout je n’ai ressenti aucun symptôme de fatigue ou de maux de tête. Ce macérât de bourgeons de framboisiers est devenu mon remède miracle. J’ai donc décidé d’en faire une cure de 10 jours tous les mois car c’est comme si mon corps le réclamait tellement je me sens mieux après. Mon seul regret : ne pas avoir découvert ce produit plus tôt… D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi les gynécologues n’en parlent pas !"
Questions fréquentes sur les plantes et les règles douloureuses
Quelle plante choisir pour les règles douloureuses ?
Tout dépend de ce que vous cherchez. Pour le confort abdominal, l’achillée millefeuille, la camomille et le fenouil sont les plus utilisés, en infusion. Pour la détente et le sommeil des jours difficiles, la mélisse, la valériane et la fleur d’oranger. Pour un accompagnement de fond sur l’ensemble du cycle, le framboisier en macérat de bourgeons et l’huile d’onagre en capsules sont les deux classiques. Rien n’empêche d’associer une tisane ponctuelle et une cure de fond.
Quand commencer la cure dans le cycle ?
Les plantes prises en cure, comme le framboisier ou l’onagre, s’utilisent en continu sur plusieurs semaines : c’est la régularité qui compte, et les premiers effets se jugent souvent sur deux à trois cycles. Les tisanes, elles, se boivent au moment où l’inconfort se manifeste, dans les jours qui précèdent les règles et pendant. Beaucoup de femmes combinent les deux approches.
Y a-t-il des contre-indications ?
Oui, et elles méritent attention. La sauge, en raison de ses composés phyto-œstrogènes, est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement ainsi qu’en cas d’antécédent hormono-dépendant. Le framboisier et l’onagre demandent également un avis médical en cas de grossesse ou de traitement hormonal. L’achillée et la grande camomille appartiennent à la famille des astéracées : prudence en cas d’allergie. Plus largement, si vous suivez un traitement, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute cure.
Le magnésium aide-t-il pour les règles douloureuses ?
Le magnésium contribue à une fonction musculaire normale et au fonctionnement normal du système nerveux, deux fonctions souvent sollicitées à cette période du cycle. Il fait partie des apports auxquels on pense volontiers, aux côtés des plantes, et se prend en cure de plusieurs semaines. Les formes chélatées comme le bisglycinate sont les mieux tolérées sur le plan digestif.
Les plantes suffisent-elles à soulager les règles douloureuses ?
Des règles douloureuses au point de vous empêcher d’aller travailler ou en cours ne relèvent pas de la simple gêne. Consultez également si la douleur s’intensifie au fil des cycles, si elle persiste en dehors des règles, si les saignements sont très abondants, ou si les antidouleurs habituels ne font plus effet. Un gynécologue ou votre médecin traitant pourra en identifier la cause : plusieurs situations médicales se manifestent ainsi, et elles se prennent en charge.